Dictionnaire des Bussière(s)

Vous trouverez ci-dessous une liste partielle et subjective des principaux Bussière(s) dont on a fait/fait encore mention dans l’actualité ainsi que d’autres personnalités connues reliées à la descendance des Bussière (s) en Nouvelle-France et en Amérique. 

En parlant des Bussière(s) de Nouvelle-France et d’Amérique et de leur famille

  • Bussière Cyrille (1903)  Fils de Georges, avait épousé Rose-Anna Durocher à Saint-Gilbert de Portneuf.  Après le décès de son épouse, vint s’établir à Normandin où il acheta trois lots de terre dans le Rang Nord du canton Normandin.
  • Bussière Joseph Maurice Jean (1753-1822)  Premier Bussières ayant reçu les saints ordres.  Exerça dans plusieurs paroisses du diocèse de Québec et mourut à Saint-Louis de Lotbinière.
  • Bussières Désiré (1861-1918) Cultivateur parti s’établir à Esteva, en Saskatchewan.  Premier Bussière en Saskatchewan.
  • Bussières Jacline (XXème siècle) peintre, sculpteure de Dolbeau, Lac St-Jean. (6)
  • Bussières Jean-Paul (XXème) Fondateur de l’Association des descendants de Jacques Bussière.  Enseignant, il découvre la généalogie en 1981, deux ans avant la fondation de l’Association. (6)
  • Bussières Joseph-Georges  (X)  Architecte de plusieurs belles églises de Portneuf (2)
  • Bussières Jean-Marie  (X-1978)  Organiste de talent qu’Omer Létourneau considérait comme un des meilleurs organistes de concert.  Sa compétence en musique lui a valu une nomination au poste de conseiller au ministère des affaires culturelles du Québec (2, 5)
  • Bussières Lysanne  (1962-auj.)  Originaire de Frelishburg dans les Cantons de l’Est. Athlète du marathon et petite-fille d’Adélard Godbout, ancien premier ministre du Québec, par sa mère. Elle a remporté de nombreuses courses.  Médecin à l’Institut de Cardiologie de Montréal (2, 4)
  • Bussières Charles-Auguste.  (1918)  Construit la première usine de conserverie au Canada (1)
  • Bussières Alexandre.  (X-1918)  Décédé lors des événements tragiques du printemps 1918 à Québec.  Sculpture de 4m à l’angle de Saint-Vallier, Saint-Joseph et Bagot. (1)
  • de Bussières Arthur.  (1898)  Peintre en bâtiment, poète, grand ami d’Emile Nelligan.
  • Bussières Jean-Marie.  (X-1978)  Organiste et accompagnateur à l’église St-Sacrement.  L’un des plus remarquables musiciens de la vieille Capitale. (1, 3)
  • Bussières, Michèle (XX ème)  Ex-déléguée générale du Québec à Mexico (6)
  • Bussières Pascale.  (XX ème )  Actrice ayant tourné notamment dans Emporte-moi (Léa Pool).  De la descendance de Joseph Bussières (3ème génération)  elle est la petite-fille de Gaston Bussières (1908), marié à Laurette Pigeon 1938 Verchères (5 gars et 1 fille) et à Hélène Pigeon 1976 Verchères.  Son père s’appelle Jean-Jacques.
  • Bussières Yves (Augustin) (X) Peintre, sculpteur, il signe ses oeuvres BUSSIER.
  • Dumont François (XIX ème siècle) Curé de Bussières, s’occupa confident, ami et protecteur d’Alphonse de Lamartine.  Lamartine a écrit notamment Le Lac et Jocelyn, un oeuvre qui rappelle al version des Oiseaux se cachent pour mourir qui relatent l’histoire des amours secrètes d’un certain abbé Dumont, curé de Bussières.
  • Hébert Louis  (1575-1627)  Fils de l’apothicaire Nicolas Hébert et de Jacqueline Pajot de Paris, il épouse vers 1602 Marie Rollet dont nous ignorons la filiation. De leur union naissent trois enfants.  Un extrait détaillé suit plus loin.
  • Lelièvre Sylvain (195?-2002)  Auteur, compositeur et interprète québécois.  On doit noter que Thélesphore Lelièvre s’est marié à Éléonore Tremblay à Québec le 10 janvier 1900. Thélesphore est le frère de Philias Lelièvre marié à Marie-Louise Lépine à Québec.  Marie Lelièvre s’est mariée à Phydime Rochette à Québec le 9 janvier 1903; elle est la cousine au 1er degré de Roland Lelièvre marié à Marie-Ange Hawer à Québec en 1937.  Jacqueline Rochette mariée à Yves Bussières à Québec le 27 mai 1961 est la fille de Maria Lelièvre.  Sylvain Lelièvre est le cousin au 2ème degré de Jacqueline Rochette.
  • Plamondon Antoine (29-02-1804 à 4-09-1895), peintre québécois ayant peint la Chasse aux Tourtes, oeuvre qui représente notamment Charles Bussières. On trouve ci-dessous le lien de parenté avec les Bussières.
  • Plamondon Luc (XXème siècle)  Célèbre auteur-compositeur et parolier québécois.  Il est cousin au 3ème degré de Yves Bussières, un lien de parenté qu’il importe de signaler. On peut consulter la ligne descendante des plamondons et le lien qui existe avec les Bussières ci-dessous.

En parlant des Bussière(s) de France

« Lors de ses visites régulières à la Bibliothèque municipale de Montréal, le Père Édouard Bussières découvre de nouvelles informations fort intéressantes sur le nom et l’histoire de notre patronyme.  Voici les notes qu’il a recueillies dans le Dictionnaire historique et général des Familles du Poitou de 1895, p. 81 à 84.  (…) qui recèle plusieurs familles de Bussières. » (8)

  • Bussière (Alix de), religieuse de Sainte-Croix de Poitiers, acquiert, le jeudi avant la Purification 1186-87 de Geoffroy de Floyré et de sa femme Pétronille, une rente de 4 septeirs de froment 
  • Buxière (André de la), clerc, était en 1294 garde du scel de la sénéchaussée de Poitou, établi par le roi de France à la Roche-sur-Yon Bussière (Regnauld de la ), devati, vers 1300, hommage au château d’Angles, appartenant à l’évêque de Poitiers
  • Bussière (Guilliot de la) devait, à la même époque, un hommage au même évêque comme sgr de Chauvigny
  • Bussière (Bernard de la) était en 1310, homme de Guillaume, sgr de Vohee (Vouhé près le Blauc) qui lui-même devait hommage lige à l’évêque de Poitiers
  • Buxeria (Ugo de), clericus, était garde-scel de Syet (Sciecq, D-S) et scellait comme tel une transaction passée le mercredi après la fête de la Nativité de N-S 1304
  • Bussière (Pierre de), de Buxeriis, valet, prenait le 13 septembre 1310 un bail à rente de l’Abb de Ste-Croix. Il se qualifiait dans un contrat d’échange du 30 mai 1314 de Pierre de Bussières, alias de Marmande.
  • Buisseria (Petrus de) présente au chapitre de Ste-Ragégonde son compte fait de die veneris post festum B. Vincentii, anno 1315, super omnibus et singulis receptis et missionibus factis, per ipsum a die veneris in festo B, Lucie, anno Dni MCCC quarto decime usque ad presentem diem
  • Buxeria (Hugo de) canonicus Sti Hilarii, est nommé dnas l’acte capitulaire de suppression de la paroisse St-Michel du Bourd de St-Hilaire le 28 juin 1315
  • Bussière (Hugues de la) clerc, confirmation en mars 1319 de bail à ferme qu’avait consenti Geoffroy de Volvire à Hugues de la Bussière, et de la vente à lui faite par Geoffroy de Volvire
  • Bussière (Pierre de), acquiert le samedi avant la Purification 1339, de Pierre Hélie prêtre, tout ce qu’il possédait, paroisse d’Ayron, pour 21 sous.
  • Bussière (Guillaume de la et al) firent montre, comme écuyers, les 15 janviers 1370 et 1er octobre 1371
  • Buxères (N de) fit montre comme écuyer vers 1378
  • Bussière (Guitard de la) et Philippe de St-Martin, sa femme, sont établis dans un titre du 25 janv. 1402 comme sgr et dame de Châteaurenault dans le comté d’Angoulême

En parle de Jean de Bussières, s.j. (10)

« Jean de Bussières, né en 1607, à Villefranche, près de Lyon, comme il le dit lui-même, et non pas à Lyon, comme l’a dit Chorier, et d’après lui, le P. de Colonia, fit ses études chez les jésuites, et entra dans cet ordre, immédiatement après les avoir terminés. Doué d’heureuses dispositions pour la poésie, il s’y livra avec ardeur; mais il n’avait pas le talent nécessaire pour réussir dans la poésie française, à une époque où la langue ne lui offrait aucun modèle. Il eut plus de succès dans la poésie latine. Son poème sur « L’Isle de Ré délivrée des Anglais », applaudi lorsqu’il parut, est encore estimé. Le P. de Bussières ne manquait ni d’imagination ni d’enthousiasme; et l’on rencontre dans ses ouvrages des traits d’un ordre supérieur; mais il ne savait point attendre l’inspiration, et son style est incorrect et inégal. Il soumit son poème de « Scanderberg », son premier titre littéraire, au jugement de Chapelain, alors l’oracle du goût, et qui lui conseilla de le rendre plus régulier. Il lui aurait été plus facile de suivre ce conseil que de corriger les défauts de son style. Cet ouvrage, malgré toutes ses imperfections, lui a mérité une place sur le parnasse de Titon-du-Tillet, honneur dont il n’était pas tout à fait indigne. Le P de Bussières a encore écrit en latin un « Abrégé de l’histoire de France », Trop loué par ses confrères, et un autre de « l’Histoire universelle », oublié, malgré sa précaution de le traduire en français. Il mourut le 26 novembre 1678, âgé de soixante onze ans. Voici la liste de ses principaux ouvrages : I. Descriptions poétiques en vers français, Lyon, 1648, in-4 ,,  II.De Rhea liberata poëmation in tres libros distributum, Lyon, 1655, in-12  ;  III.Basilica Lugdunensis, sive domus consularis, 1661, in-fol; c’est une description  en vers et en  prose de l’hôtel de ville de Lyon;  IV.  Flosculi historiarum, Lyon, 1662, in-12; traduit en français et souvent réimprimé sous le titre de Parterre historique;  V. Scanderbergus poëma in VIII libr, Lyon, 1662, in-8, réimprimé plusieurs fois. Cette édition, l’une des meilleures, renferme les poésies  diverses de l’auteur. VI. Historia francica ab initiomonarchicae ad annum, 1670, Lyon , 1671, 2 vol. in-4. C’est l’édition la plus complète; celle de Lyon, 1661, 4 vol. in-12, ne va que jusq’en 1660. Cet ouvrage est plus estimé des étrangers que des français.  VII. Mémoires de ce qu’il y a de plus remarquable dans Villefranche en Beaujolais, Villefranche, 1671 in-4, fig. On conserve à la bibliothèque de Lyon plusieurs ouvrages du P. Bussières, demeurés manuscrits; les plus importants sont une Histoire du Japon et une Histoire d’Espagne; celle-ci se termine avec le 12e siècle.

En parlant de Louis Hébert …

« A Paris, il vit au Mortier d’Or, rue Saint-Honoré non loin du Louvre. Avant même de mourir, son père a liquidé ses affaires et rendu compte à ses enfants de leur tutelle.  Louis hérite d’un tiers de la moitié des biens paternels. Le 14 octobre 1600, il promet de céder sa part à François Guérin, au prix de 600 écus d’or (…)  Mais Guérin décède et c’est Renaude Maheu qui passe l’acte notarié avec lui, le 10 juillet 1601.   Au moment de son mariage en 1602, il habite Saint-Germain des Prés, sur la rue Saint-Sulpice.  Il suit les pas de son père et se dit marchand apothicaire.  Il achète une masure de la rue de la Petite-Seine, à Saint-Germain des Prés le 20 juillet 1602 (…)  Il engage le maçon Guillaume Robillard à lui réparer cette maison moyennant 2 écus et 10 sols la toise. Le 22 juillet 1604, il fait emprisonner Noel Chevrin, Jacques Tiermant, Jeanne Deloche et un nommé Bernard avec lesquels il a eu des démêlés.  Pour éviter un long procès en dédommagement, ils lui versent, le 6 août suivant, la somme de 24 livres.  C’est à l’instigation de Jean de Poutricourt auquel il est apparenté, qu’il est mis en relation avec Pierre Degua, sieur de Mont, lieutenant général de la Nouvelle France.  Le 20 mars 1606, il s’engage comme apothicaire aux gages de 100 livres, à faire avec lui le voyage en Acadie.  Dès ce premier séjour au Canada, il se fait remarquer pour ses talents de guérisseur et son intérêt pour l’agriculture.  C’est pour lui le début d’une nouvelle carrière.  Revenu en France en 1607, il retourne en Acadie avec Poutricourt en 1610 et s’établir à Port-Royal dont il dirige l’établissement en 1613, quand il est fait prisonnier par les Anglais et contraint de retourner en France où , à Larochelle, le 8 décembre, il signe un accord avec Georges et Macain pour aller faire la traite des fourrures au Canada. Il renouvelle cette entente le 28 novembre 1615 mais renoue connaissance avec Champlain à Paris au cours de 1616, et décide de l’accompagner à Québec.  Il s’engage, le 6 mars 16617 envers la compagnie du Canada comme apothicaire, à raison de 200 couronnes par année, plus le gîte et la nourriture de sa famille.  Après avoir vendu sa maison de Paris, il se rend à Larochelle avec sa femme et leurs trois enfants. Malgré un changement substantiel de son contrat passé de 200 à 100 couronnes par année et aucune rémunération pour sa famille, il part pour Québec le 11 mars 1617 et parvient à Tadoussac le 14 juin suivant.  Il s’établit sur un emplacement de la Haute-Ville de Québec qui va devenir son fief du Saut-au-Matelot.  Tout en travaillant pour la compagnie des Cent-Associés, il voit à développer son fief ce qui en fait le premier défricheur de la Nouvelle-France.  Champlain le nomme procureur du roi en 1620 année où il fait construire sa maison. Il agit comme lieutenant du sieur de Caen à Tadoussac en 1621 et 1622.  N’ayant pas encore reçu le titre officiel de ses terres en 1622, il fait une demande expresse au roi en ce sens et le 4 février 1623, en réponse à sa demande, on lui concède en roture toutes les terres comprises dans son enclos sur le Cap-Aux-Diamants. Le 20 avril 1624, un fort coup de vent arrache le pignon de sa maison.  Ses terres auxquelles on en ajoute d’autres deviennent seigneurie, le 28 février 1626. Cette seigneurie couvre en réalité, grosso modo, tout le futur territoire de l’église paroissiale de Québec (la basilique) et s’étend entre les emplacements du Séminaire et de l’Hôtel Dieu jusqu’à la rivière Saint-Charles.  Il ne peut guère continuer à faire valoir son fief car un an plus tard, suite à une mauvaise chute sur la glace, il décède à Québec le 23 janvier 1627 et y est inhumé le surlendemain. On procède au partage de ses biens le 15 septembre 1634.  Sa veuve épouse Guillaume Hubou en deuxième noces à Québec le 16 mai 1629 ». (7)

En parlant de la lignée du Patronyme Plamondon

Philippe Mandon ancêtre des Plamondon (mère inconnue)

Philippe Plamondon (I) marié à Marguerite Clément le 23 avril 1680 à Laprairie, Qc

Pierre Plamondon (1792-1870) (II) marié à Charlotte Hamel le 2 mai 1709 à Lorette, Qc ; il a eu trois garçons soit Ignace, Michel et Antoine (ascendant maternel de Aglaé Plamondon, grand-mère de Luc Plamondon) qui s’établiront à Saint-Raymond.

Michel Plamondon (III) marié à Marguerite Robitaille le 29 novembre 1749 à Lorette, Qc

Jacques Plamondon (IV) marié à Marguerite Moisan le 7 février 1785 à Ancienne Lorette, Qc

Charles Plamondon (V) marié à Marie Beaumont le 31 janvier 1814 à Ancienne Lorette, Qc

Jos-Charles Plamondon (VI) marié à Scolastique Paquet en 1845 à l’Ancienne-Lorette ;  Jos-Charles est le frère de Philippe Plamondon marié à Josephte Paquet le 25 octobre 1842 à l’Ancienne Lorette;  durant cette époque, le rang du Nord et le rang Notre-Dame sont occupés par de nombreux Plamondon dans la région de St-Raymond.

Ludger (Eucher) Plamondon (VII) marié à Aglaé Plamondon en 1887 à Saint-Raymond ;  Luger est le cousin 1er degré de Rosalie Plamondon mariée à François-Odilon Bussières le 1er février 1881 à Pont-Rouge

Jean (José) Plamondon (VIII) marié à Suzanne Marcotte en 1938 à Saint-Raymond en première noce et à Léa Moffet en 1940 à Saint-Raymond en 2ème noce; Jean est le cousin de 2ème degré de Philémon Bussières marié à Wilhelmine Leclerc le 26 février 1906 à Pont-Rouge 

Luc Plamondon (IX) est l’enfant de Léa Moffet et de Jean (José) et il est cousin au 3ème degré de Yves Bussières.  

En parlant d’Antoine Plamondon, peintre québécois et la Chasse aux tourtes (9)

.

« En 1991, le Musée du Québec a publié par les Publications du Québec un ouvrage intitulé «La peinture du Québec 1820-1850». Ce volume d’environ 600 pages contient une analyse sur la peinture de la période étudiée avec 500 illustrations. A la page 570 dudit volume apparaît le tableau «La chasse aux tourtes» qui a été fait en 1850 et qu’Antoine Plamondon soumet au mois d’octobre 1850, à l’examen des visiteurs de la première Exposition artistique, agricole et industrielle de Québec. Cette toile inachevée valut à Antoine Plamondon un premier prix de 5 livres dans la catégorie «peinture». Ce tableau est conservé aujourd’hui dans le Musée des Beaux-Arts de l’Ontario. Ce qui précède n’éclaire pas le fait que les personnages du tableau font partie de la Branche de Buis.

Alors, allons plus loin dans le texte, soit à la page 572. Au premier paragraphe, les auteurs du volume mentionnent que d’ailleurs, s’il fallait à tout prix proposer une identification des trois jeunes gens, il serait plus juste d’y voir Sifroid Bussière, Charles Bussière et Soferance Denis.  Suivant une note de référence concernant l’âge des dits personnages à la page 573, les auteurs réfèrent au recensement de 1851 de Pointe-aux-Trembles. Ils étaient respectivement âgés de 15, 19 et 22 ans, ce qui correspond aux années de naissance des frères Sifroid et Charles Bussière qui sont respectivement les arrière-grands-pères de Gaston et Léandre par Sifroid Bussière et Adèle Bussière et de Yves par Charles Bussière et Sophronie Denis. Sur ledit tableau, Sifroid se trouve à gauche, Charles au centre et Soferance Denis avec la casquette à droite. Mais doit-on s’en tenir à cette proposition d’identification des auteurs du volume sans se poser la question.

Alors, par ma recherche, j’ai trouvé dans l’acte notarié du 6 novembre 1851 concernant le contrat de mariage de Charles Bussière avec Sophronie Denis qu’il est mentionné qu’un des témoins qui a assisté à la lecture et à la signature de l’acte se nomme Antoine Plamondon, son cousin. Cette annotation a donc attiré mon attention et j’ai pensé faire un rapprochement de parenté avec l’auteur du tableau «La chasse aux tourtes». Pour ce faire, je suis allé aux Archives Nationales du Québec pour obtenir l’acte de naissance d’Antoine Plamondon, né le 29 février 1804 tel que mentionné par les auteurs, afin de connaître le nom de son père et de sa mère. Par la suite, j’ai fait une recherche dans le fichier Loiselle des Archives Nationales et j’ai trouvé une fiche sur Pierre Plamondon marié à Marie Hamel à L’Ancienne-Lorette le 24 février 1794. Sur cette fiche, le père et la mère de Marie Hamel sont Pierre et Geneviève Doyon.  Sachant que dans ma propre généalogie, il y a des membres de la famille Hamel qui s’y rattachent, je suis allé voir l’ascendant de Veuve Geneviève Rochette/Charles Bussière, mon arrière-arrière-grand-père, qui sont les parents de Sifroid et de Charles Bussière qui seraient les personnages du tableau.

Effectivement, Geneviève Rochette est la fille de Thiéri Rochette et de Geneviève Hamel dont le père et la mère de cette dernière sont Pierre Hamel et de Geneviève Doyon tout comme Marie Hamel/Pierre Plamondon, les parents d’Antoine Plamondon.  Donc, Marie et Geneviève Hamel sont frangines entre elles et par conséquent, leur fils Antoine Plamondon et leur fille Geneviève Rochette sont cousins germains et ainsi Antoine Plamondon est cousin au deuxième degré de Sifroid et de Charles Bussière. Cela vient justifier l’indication  de «son cousin» dans le contrat de mariage de Charles Bussière du 6 novembre 1851.  Donc de même que cette relation de cousin vient appuyer la proposition d’identification par les auteurs du volume. Ces derniers n’avaient sans doute pas les renseignements qui précèdent.

Quant à l’autre personnage soit Soferance Denis. J’ai tout essayé par mes recherches dans le fichier Loiselle, dans les actes de naissance de Pointe-aux-Trembles, de St-Augustin-de-Desmaures et de l’Ancienne Lorette, de faire un rapprochement de parenté avec Sophronie Denis, la mère de Sifroid et de Charles mais tout cela fut peine perdue car cela ne m’a apporté que la souffrance et non de la Soferance dans mon dos. En fait Soferance Denis n’est autre que Sophronie Denis qui est l’épouse de Charles Bussière. Cette constatation n’a été connue, que par la suite, car dans le texte de l’article ci-dessus il y a une erreur lorsqu’il est dit à l’avant dernier paragraphe que Sophronie Denis est la mère de Sifroid et de Charles au lieu de dire que Geneviève Rochette et Charles Bussières  sont les parents de Sifroid et de Charles tel que montré en page 7 du bulletin ».  (9)

Selon le Musée McCord, »l’oeuvre d’Antoine Plamondon, l’un des peintres québécois les plus influents du 19e siècle, constitue un précieux témoignage de l’évolution de la peinture canadienne du 19e siècle. Son classicisme et sa facilité à rendre le sérieux et la spiritualité, la grâce ou le charme d’un sujet, ont fait de lui le portraitiste le plus en vogue de la haute société du Bas-Canada. Pour sa part, Plamondon accordait une plus grande importance à ses tableaux religieux, qui comptent pour plus de la moitié de l’ensemble de son oeuvre ». On y présente une exposition de son oeuvre en 2007 au Musée McCord.

Les trois personnes représentées sur cette toile sont de gauche à droite, Sifroi Bussières, frère de Charles Bussières au centre et de Sophronie Denis à droite. Charles Bussières et Sophronie Denis sont les arrières-grands-parents de Yves Bussières et ces dites personnes sont les cousins cousine d’Antoine Plamondon.  Antoine Plamondon, portraitiste québécois a peint un tableau qu’il a intitulé la Chasse au tourtes » vers 1850.   Antoine Plamondon est cousin au 5ème degré de Yves Bussières selon la descendance suivante :

Pierre Hamel marié à Geneviève Doyon le 8 janvier 1771 à l’Ancienne-Lorette

Marie Hamel mariée à Pierre Plamondon le 24 février 1794 à l’Ancienne Lorette; Marie est la soeur de Geneviève Hamel mariée à Thiéri Rochette le 15 avril 1793 à l’Ancienne Lorette.

Antoine Plamondon (29-02-1804  /  04-09-1895) est le cousin 1er degré de Geneviève Rochette mariée à Charles Bussières à Pointe-aux-Trembles

Charles Bussières marié à Sophronie Denis le 11 novembre 1851 à Pointe-aux-Trembles est le cousin 2e degré d’Antoine Plamondon

François-Odilon Bussières marié à Rosalie Plamondon le 1 février 1881 est le cousin 3e degré d’Antoine Plamondon

Philémon Bussières marié à Wilhelmine Leclerc le 26 février 1906 à Pont-Rouge est cousin 4ème degré avec Antoine Plamondon

Yves Bussières marié à Jacqueline Rochette le 27 mai 1961 est le cousin 5ème degré avec Antoine Plamondon.

Tiré et adapté de

  • 1.  Une Branche de Buis
  • 2.  Une Branche de Buis 
  • 3.  Le Bulletin 1984; no 3: 38, 
  • 4.  Le Bulletin 1983; no 2.
  • 5.  Le Bulletin; 1994; 23.
  • 6.  Une Branche de Buis 1996; 28: 19,20, 44, 53
  • 7.  Extrait tiré de Langlois M.  Dictionnaire biographique des ancêtres québécois 1608-1700 – Tome 2 – Lettres D à I.  La maison des ancêtres québécois.  Sillery 2000.
  • 8.  Une Branche de Buis.  Édouard Bussières.  Familles Bussière du Poitou.  Mars 2001 – no 37. 5-13
  • 9.  Une Branche de Buis. 1998; 31:  5-7.
  • 10. Bussières, père Édouard.  Notes personnelles – tirées de Biographie universelle ancienne et moderne, Paris, Michaud Frères, 1821, Tome VI, p.370.  Une Branche de Buis, 2001; 38: page 18.

 

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